Pensons au bien-être ressenti lorsqu’on marche dehors un matin de printemps, que les bourgeons sortent et que les oiseaux chantent, ou lorsqu’on met les pieds en dehors d’une voiture en arrivant dans la nature ; à l’émerveillement qu’on ressent devant des arbres fruitiers, ou face à un paysage naturel préservé. Toutes ces sensations positives ressenties chez l’humain sont la biophilie, c’est-à-dire notre affinité innée pour le vivant et les systèmes naturels.

Ce concept fut popularisé en 1984 par le grand biologiste de l’Université Harvard, Edward Osborne Wilson. À travers ses travaux, il observait une tendance des êtres humains à être attirés par les éléments naturels qui leur sont vitales (par exemple les plantes, les fleurs, les fruits, la lumière ou les étendues d’eau)1. Pour illustrer le tout, il oppose à la biophilie le concept de bio-phobies, c’est-à-dire, le stress et la peur qu’on ressent en présence de dangers naturels tels que le tonnerre, l’obscurité, la sécheresse ou les animaux dangereux.

Aujourd’hui, les professionnels de l’architecture utilisent la biophilie pour améliorer nos conditions de travail et innover en matière de design intérieur : ils cherchent à reconnecter l’humain avec la nature. En effet, les professeurs de l’École d’architecture de l’Université Laval indiquent qu’en milieu de travail, il est démontré que la biophilie architecturale participe à la réduction du stress, de l’absentéisme et à l’augmentation de la productivité et des capacités d’apprentissage2.

Collègues travaillant sur un projet dans un salle comportant un mur végétal

Mais qu’est-ce-qui explique ce bien-être humain en présence de la nature ? Le doctorant en foresterie David Fell propose une explication en écrivant qu’il s’agit de réactions psychologiques issues de l’évolution : plus de 99 % de l’histoire de l’homme a été consacré à survivre, à s’épanouir et à évoluer dans la nature. Ainsi, nous réagissons positivement aux éléments naturels qui ont fourni, historiquement, un certain type d’avantage sur le plan de la survie, et négativement aux menaces3. Les plantes et les arbres ont fourni des abris, des outils et de la nourriture, et provoquent donc des réactions positives. Dans l’environnement bâti d’aujourd’hui, ces matériaux ne fournissent pas nécessairement la même utilité immédiate, mais les réactions évolutives positives à leur égard demeurent inchangées.

Un homme dans une cuisine au design biophilique prépare une salade de pousses récoltées du jardin novagrow

En matière de design intérieur biophilique, la lumière, le bois et les plantes sont des éléments très importants. Justement, David Fell rapporte des études indiquant que lorsque le bois est présent, des niveaux plus faibles de tension artérielle, du rythme cardiaque et de l’activité de la glande sudoripare sont observés. Du point de vue du rendement, on note des preuves de concentration, de mémoire et de créativité accrues lorsque des plantes sont présentes dans la pièce4.

C’est dans cet esprit que novagrow conçoit ses jardins d’intérieur. Nous mettons en valeur une symbiose entre un bois de qualité, un éclairage tamisé et les verdures abondantes, participant non seulement à la qualité du design de nos cuisines, mais aussi au bien-être des familles dans leur demeure.

Sources

1. Wilson Edward O., Biophilia, Cambridge, Harvard University Press, 1986.
2. Claude Demers, Ph. D., André Potvin, Ph. D., Productivité durable vers une biophilie architecturale, École d’architecture de l’Université laval, Revue Esquisses, avril-mai 2008, p.21.
3. David Fell, Ph.D. (Foresterie) et scientifique principal chez FP Innovations (recherche et développement en foresterie), dans la revue du Centre d’expertise de construction en bois, 2018.
4. Idem que 3